
Par Michel HEDOUX Directeur commercial et développement de la société Balbimax.
| 0. | Les chiffres clefs. Remarques générales. |
| 1. | Les objectifs à atteindre. |
| 2. | Connaissance des déperditions de chaleur et leurs importances. |
| 3. | Les actions prioritaires à entreprendre. Leurs coûts relatifs. |
| 4. | Les moyens utilisés : les isolants et leurs limites. |
| 5. | La rigueur de la pose de l’isolant pour obtenir l’efficacité maximum. |
| 6. | Inertie thermique, habitat bioclimatique, maisons passives. Ventilation assistée double flux, énergies renouvelables. |
| 7. | Conclusion. |
La consommation d’énergie en France :
Bâtiments (privés et publics) : 43 %
Transport : 31 %
Industrie : 24 %
Agriculture : 2 %
Emission des G.E.S (Gaz à Effet de Serre) :
Transport : 26.6 %
Industrie : 20 %
Bâtiment : 19.3 %
Agriculture : 19 %
Energie : 13 %
Autres : 2 %
Répartition de la consommation énergétique dans le bâtiment :
Electricité : 33 %
Gaz : 32 %
Produits pétroliers : 22 %
Energies renouvelables : 12 %
Autres : 1 %
Répartition de la consommation finale dans le bâtiment résidentiel :
Chauffage : 75 %
Eclairage : 11 %
Appareils ménagers : 14 %
Consommation moyenne d’énergie par foyer :
1180 € par an en 2004
Une évolution constante de la réglementation thermique pour économiser l’énergie.
1973 - 1974 : 1er choc pétrolier
« en France, nous avons pas de pétrole mais des idées » apparition des maisons chauffage électrique avec isolation renforcée
1979 - 1981 : 2ème choc pétrolier
1982 : 1er réglementation thermique
1986 : 2ème réglementation thermique
2000 : 3ème réglementation thermique : RT 2000
2005 : 4ème réglementation thermique : RT 2005
A venir 2010 et 2020 : nouvelles réglementations thermiques tenant compte des préconisations du Grenelle de l’Environnement avec généralisation du traitement des ponts thermiques et mise en œuvre d’isolant à performance accrue.
Pour l’habitat ancien (rénovation) :
La RT 2005 ne s’applique pas sur l’ancien, mais des aides fiscales sont accordées sous réserve du respect d’un certain nombre de normes.
L’Etat a établi un crédit d’impôt :
De 2009 à 2012 : 25% sur la fourniture et pose de l’isolation des parois opaques.
De 2009 à 2012 : 15% sur la fourniture de l’isolation des parois vitrées.
L’ état accorde un prêt au taux 0% (PTZ) :
De 20 000 à 30 000 € remboursables sur 10 ans sans intérêt avec un minimum de 2 à 3 bouquets de travaux.
Suivant critères d’obtentions :
- Subvention par l’ANAH (Agence National pour l’Amélioration de l’Habitat)
- Aides financières auprès des collectivités locales.
Le 3/08/2009 : loi n° : 2009-967
« loi de programmation relative à la mise en œuvre du grenelle de l’environnement »
En 2010
Tous les bâtiments publics et tertiaires :
- En neuf seront soumis à la norme « BBC » : égale ou inférieure à 50 KWh m² /an
- En réhabilitation : « audit énergétique » et obligation de rénovation de l’ensemble pour 2012
N.B : A l’heure actuelle la moyenne des logements français a une consommation énergétique de 220 KWh m² /an.
Le respect de la RT 2005, actuellement en vigueur, impose des consommations de
80 à 130 KWh m² /an pour le neuf.
A partir de 2012 :
Obtenir une consommation de l’ordre :
- de 50 KWh m² /an dans l’habitat neuf
- de 80 KWh m² /an dans l’habitat rénové
À l’horizon 2020 :
Tous les logements neufs seront soumis à la norme « énergie positive »
L’état et les établissements publics auront pour objectifs la réduction de la consommation d’énergie de 38 % et de 50 % des gaz à effet de serre :
Chantier de grand ampleur : plus de 360 millions de m².
L’état prévoit de rénover pour les HLM les 800 000 logements afin que leurs consommations passent de 230 KWh m² /an à 150 KWh m²/an.
D’ici à 2050 :
Diviser par 4 la consommation énergétique du parc de logement Français.
Un chantier colossal qui pèsera lourd dans le budget des ménages dans les 40 prochaines années : 15 à 20 000 € par foyer.
Des économies pour la nation grâce à l’habitat :
Un résultat d’une réduction d’ 1/4 des importations de gaz et de pétrole.
Une amélioration significative (19%) de la balance commerciale.
L’habitat sera partie prenante pour 75 %.
Un environnement plus propre :
La réduction d’1/4 des émissions de CO2 entre 2007 et 2020 résultera pour :
-
25 % des améliorations de l’isolation,
-
50% pour les énergies renouvelables,
-
25 % les transports.
Un facteur économique nouveau :
600 000 emplois nouveaux seront créés pour :
- Améliorer la performance énergétique des bâtiments par :
- isolation
- développement des énergies renouvelables
- Construire de nouvelles infrastructures de transport
Les 15 grands programmes du Grenelle participeront à la relance de l’économie en générant une activité sur 12 ans d’environ 450 milliards € financés à hauteur de 170 milliards € par d’Etat et les collectivités territoriales.
Et comment les combattre avec l’isolation du 21e siècle.
Rappel : l’importance du chauffage dans l’habitat
Le chauffage représente à l’heure actuelle 42.5% de l’énergie finale énergétique en France.
Il produit 1/4 des émissions de gaz à effet de serre.
Répartition dans l’habitat :
2/3 pour les logements individuels (prés de 20 millions de maisons individuelles)
1/3 pour le secteur tertiaire
Il faut préciser que l’énergie consommée pour maintenir une température constante est proportionnelle aux déperditions de chaleur.
Pour réduire le chauffage, il faut donc combattre les déperditions de chaleur.
Rien ne sert de changer son mode de chauffage si les Watts chèrement gagnés s’échappent par l’enveloppe du bâtiment.
L’air chaud étant plus léger que l’air froid, la principale source des déperditions de chaleur se situe au niveau de la toiture 30 à 35 %. Avant de changer les parois vitrées (15% de déperdition), commencer par améliorer l’étanchéité à l’air de vos huisseries. Le seul calfeutrement des fermetures peut vous permettre de gagner 5% en habitation collective et 8% en individuelle.
L’air renouvelé pour un habitat sain représente 20% des déperditions. Les murs extérieurs avec les ponts thermiques éventuels représentent jusqu’à 20% des déperditions. La connaissance de leurs constructions est nécessaire avant d’envisager l’isolation de ces derniers. Les sols peuvent être élevés sur sous sol, sur vide sanitaire ou à même la terre. Les déperditions varient entre 5 et 8 %.
Le choix des travaux, les priorités
La toiture 35% d’économie : Le toit en lui-même possède une très faible isolation (tuiles conductrices de chaleur et de froid, jointement non hermétique). Le retour sur investissement sera le plus rapide (environ 5 à 8 ans).
La ventilation :
Un habitat doit être sain. L’air doit être constamment renouvelé.
Une ventilation assistée en double flux devient nécessaire.
Dans la plupart des cas, dans le cadre de la rénovation, les conseils objectifs d’un technicien seront les biens venus.
Les toitures représentant 35% des déperditions seront à examiner en priorité. La résistance thermique nouvelle devra être au minimum de 5 m² K/W et de 8 m² K/W pour une maison BBC.
Une habitation construite dans les années 70/80 ne possède pas ou très peu d’isolant dans les greniers. Le gain par une nouvelle isolation sera maximum pour un coût raisonnable.
Les coûts relatifs :
Prenons comme exemple l’isolation au coût le plus bas (pose à plat en grenier) et donnons lui par exemple l’indice 1. On peut s’apercevoir qu’une isolation des murs extérieurs sera de 3 à 5 fois plus élevée que celle du grenier pour un gain de 2 fois moindre. Le retour sur investissement sera nettement plus long.
NB. : il est possible d’ amplifier la résistance thermique dans ce grenier en choisissant par exemple une résistance thermique de l’isolant supérieure à 7.5 m² K/W et d’augmenter ainsi la performance de l’enveloppe.
Les indices relatifs pour la comparaison de prix :
Isolation toiture simple (à plat dans le grenier) : 1
Isolation toiture pour combles aménageables : 1.8
Isolation toiture extérieure (sarking) : 1.8 + 1.2 pour couverture
Isolation intérieure murs : 2
Isolation extérieure murs : 3 à 5 selon finition
Isolation sol : 0.8
Isolation sous dalle sol : 1
NB. : ces indices doivent être adaptés en fonction de l’isolant choisi et de sa mise en œuvre
Halte aux idées reçues et fausses.
3 familles :
laines minérales :
- Laine de verre
- Laine de roche
isolants d'origine naturelle :
-
Fibre de bois
-
Cellulose
-
Chanvre
- Laine de mouton
- Plumes de canard
-
Liège...
isolants alvéolaires d’origine organique :
-
Polystyrène expansé
-
Polystyrène extrudé
-
Polyuréthane
Laines minérales : Laine de verre, Laine de roche :
Utilisation dans plus de 75% des foyers français.
Conditions de pose ou de dépose déligates nécessitent l’utilisation de moyens protecteurs (masques P8, gants, lunettes, combinaisons étanches) se conformer aux indications portées sur l’emballage.
Isolants d'origine naturelle, "écologiques" :
Fibre de bois, cellulose, chanvre, laine de mouton,
plumes de canard, liège...
Il n’existe pas d’isolants naturels ou écologiques.
Il n’y a que des produits isolants manufacturés comportant en moyenne 15 à 25% de liant sous forme de fibres polyesters traités contre les moisissures ( antifongiques), les insectes (insecticides), pouvant contenir des ignifugeants pour réduire le risque d’incendie.
Qui dit bio dit biodégradable !!!
Tous ces isolants d’origine naturelle (végétale ou animale) ne peuvent se conserver. Ils se dégradent et perdent ainsi leurs capacités isolantes.
Impossibilité d’effectuer une pose 100% hermétique.
Isolants en plastiques alvéolaires d’origine organique : Polystyrène
Origine :
C’est en 1835, qu’est apparu le styrène. Il a été découvert par le pharmacien Berlinois Edouard SIMON qui a distillé la résine issue d’un arbre poussant au Proche-Orient «liquidambar orientalis». Un phénomène de polymérisation apparaît à cause d’une réaction en chaîne. Cela se traduit par des macromolécules de polystyrène.
Le styrène se trouve à l’état naturel dans un certain nombre de végétaux (fraise, noix, bière, vin...).
A partir de 1930, la fabrication du Styrène commence à être développée. Il est obtenu par séparation lors du raffinage du pétrole.
Beaucoup d’idées fausses et prés reçues sur son origine et son utilisation.
Avantages :
- L’air est emprisonné dans sa structure (98 %).
- Produit sain. Il est utilisé dans les emballages alimentaires, médicamenteux, transport d’organe.
- Produit durable dans le temps et recyclable.
- Résistance thermique élevée avec absence de fluctuation de température.
L’isolant Balbitherm® possède en plus un revêtement réfléchissant sur les deux faces extérieures qui permet une pose hermétique et une réflexion des rayons infrarouges.
La rigueur de la pose de l’isolant pour obtenir l’efficacité maximum.
La règle d’or :
Un isolant doit être posé avec un système d’accessoires de pose pour assurer l’étanchéité à l’air tout en respectant les règles de l’art de la construction. Il ne suffit pas d’acheter un isolant encore faut-il savoir le poser !
Les limites d’une isolation projetée, insufflée ou déroulée :
Pose non hermétique, création de nouveaux ponts thermiques entrainant des chutes de 30 à 60% sur son efficacité.
Suppression des ponts thermiques :
Une pose adaptée dans chaque endroit de l’habitation doit être capable avec l’isolant choisi de supprimer les ponts thermiques générateurs des déperditions de chaleur.

L’isolation est toujours partie prenante et sera en première ligne pour réduire la consommation énergétique. C’est l’élément prioritaire. L’isolation doit être prise au sérieux . On ne peut plus dire maintenant : « je m’isole mieux, je rajoute une couche de laine de verre ».
Inertie thermique :
Capacité d’un matériau à accumuler de la chaleur puis à la restituer avec un décalage. Plus l’inertie et forte, plus l’habitation se réchauffe et se refroidit lentement.
NB. : certains bâtiments (Eglises, fermes anciennes, châteaux…) possèdent des murs épais en pierre. Ils restent frais en été car le temps de transfert de la chaleur est retardé. Ce type d’habitat est favorable dans les régions chaudes.
Dans les zones froides une trop forte inertie du bâtiment le rendra difficile à chauffer l’hiver. Il sera nécessaire de lui adjoindre une isolation pour freiner les déperditions de chaleur venant de l’intérieur.
Habitat bioclimatique :
Pour les constructions neuves, il faut respecter les principes oubliés que nos anciens avaient l’habitude de pratiquer depuis des générations.
- Orientation de l’implantation en fonction des données géographiques et régionales.
- Importance et situation des ouvertures.
- Toiture : débords de toiture, pentes du toit, couvertures
- ...
Il ne faut pas tomber dans la mode du « bio » en choisissant des produits spécifiques pour le plaisir d’être « écolo » (murs en terre, en paille, toitures en gazon, isolant « naturel »…). Il existe des matériaux de construction nettement supérieurs qui les remplacent avantageusement et qui préservent la planète.
Maisons passives :
L’habitat « Passiv » originaire des pays du Nord désigne un bâtiment dont la consommation énergétique au m² est très basse (≤ 15 Kwh m² an), voire entièrement compensé par les apports solaires ou par les calories émises par les apports internes (matériel électrique et habitants).
Principe de conception :
- Orientation géographique : solaire passif
- Isolation thermique renforcée des parois opaques et sols
( R=10 K/Wh m²)
- Isolation des fermetures en triple vitrage
- Etanchéité totale à l’air
- Ventilation double flux performante avec récupération de chaleur en hiver et du frais en été par l’intermédiaire d’un puits canadien
- Limitation de consommation d’énergie des appareils ménagers et éclairage
Prenez au sérieux l’isolation de votre habitation et posez-vous les bonnes questions avant d’envisager vos travaux !!!
Balbimax vous apporte les solutions.
www.balbimax.fr
10, rue de l’église - 70440 Chalonvillars
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